d’autres fuites. 2017-18.

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Impression numérique sur papier Hahnemühle à partir de photographies altérées. Dimension variable

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Impression numérique sur papier Hahnemühle à partir de photographies altérées. Dimension variable

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Impression numérique sur papier Hahnemühle à partir de photographies altérées. Dimension variable

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Impression numérique sur papier Hahnemühle à partir de photographies altérées. Dimension variable

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Impression numérique sur papier Hahnemühle à partir de photographies altérées. Dimension variable

(série de dix)

Lors de derniers voyages, des déambulations m’ont sensibilisé à certains détails architecturaux, objets mémoriels qui révèlent l’histoire d’une culture donnée. Ainsi, tels des témoins dramatiques, les portes et fenêtres aveugles qui pullulent sur certains territoires abandonnés nous racontent fortement les drames d’origines socio-économiques ou climatiques, déplaçant inéluctablement les populations.

J’aborde ces archives personnelles qui dormaient. C’est en les altérant que les entailles, qui n’effacent jamais complètement la photographie sous-jacente, ouvrent l’image, la libère et la renvoie à des perceptions démultipliées. Tout en lui insufflant un volume, ces incisions interrogent la nature plane du médium et sollicite son rapport au référent. Par ailleurs, les projections lumineuses utilisées comme éléments constituants viennent théâtraliser la mise en scène de l’objet photographique de même que le sujet capté. La forme finale est à nouveau photographiée en studio et imprimée à plat.

Josée Pellerin n’aborde pas la photographie par le biais de l’indice. Que chaque image soit le résultat d’une coprésence effective entre le photographe et la scène reproduite, l’intéresse certes. Mais c’est plutôt dans l’épaisseur de la matière photographique et dans ce que le papier peut recevoir et recueillir d’autre que celle-ci, qu’elle trouve et développe son dessein esthétique.

L’image est matièresylvain campeau, pour l’exposition Chutes ou en forêt se perdre. Galerie Visual Voices, 2014

For this series, I propose a body of work which investigates the conventions of production of the photographic medium. Integrated for over a decade in my visual vocabulary, my “photographic process” contrasts with the all-digital era where smooth and perfect images are the norm, and leads me to explore alternative processes. Employing a painterly approach, the reproduction on paper becomes an autonomous object allowing me to disrupt its own temporality. Thus, a fusion of processes bordering on crafts pave the way for an almost infinite number of possibilities realized through these derivative explorations, questioning the legacy of photographic practice.

Translation by Bettina Forget